La nouvelle municipalité de Mignaloux-Beauvoir peut difficilement continuer à entretenir le flou. Le dossier de la halle des sports, pourtant au cœur des engagements de campagne de 2026, révèle aujourd’hui une réalité préoccupante : absence de cap, abandon budgétaire et discours contradictoires.
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Un projet pourtant soutenu par deux listes
Rappelons un fait simple : lors des élections municipales de 2026, deux listes s’étaient clairement engagées à mener ce projet à bien :
- la liste Agir pour Mignaloux-Beauvoir, portée par P. Ferrer
- la liste Partageons l’avenir, conduite par S. Kemdji
Ce projet n’était donc ni marginal, ni improvisé. Il faisait consensus sur la nécessité d’améliorer les infrastructures sportives de la commune.
Un budget qui disparaît mystérieusement
Les faits budgétaires parlent d’eux-mêmes :
- Mandat précédent : 800 000 € inscrits
- Plan d’investissement 2026 post-élection : 1,5 million d’euros annoncés
- Budget primitif : disparition totale du projet
Plus grave encore : aucune inscription à moyen ou long terme. Autrement dit, aucune visibilité. Une disparition qui interroge, et surtout qui inquiète.
“Un dossier vide” ? Non, une contre-vérité
L’argument avancé par le maire selon lequel le dossier serait “vide” ne tient pas.
Le projet était :
- engagé sous le précédent mandat
- assumé publiquement pendant la campagne
- structuré selon les règles de la loi MOP, en phase APS (avant-projet sommaire)
À ce stade, il ne s’agit jamais d’un projet finalisé, mais bien d’une étape clé permettant :
- de définir les grandes orientations techniques et financières
- d’arbitrer les choix politiques
- de déposer des demandes de subventions
Le dossier comprenait :
- une maîtrise d’ouvrage identifiée
- des plans
- une analyse des besoins des associations locales
- une proposition réaliste, phasée, tenant compte des contraintes financières
Parler de “vide” revient donc à nier le travail engagé et à masquer une décision politique.
Un choix politique, pas une fatalité technique
Soyons clairs : si le projet n’avance pas aujourd’hui, ce n’est pas faute de contenu.
La suite — appel d’offres, consultation des entreprises — dépend uniquement de la volonté de la nouvelle municipalité.
Lors du conseil municipal du 9 avril, François-Xavier Berthomier a rappelé ces éléments et proposé son aide pour accompagner la transition.
Résultat : aucun échange, aucun contact.
Une main tendue… restée sans réponse
Le 20 avril, nous avons pris l’initiative d’écrire au maire afin de :
- lui transmettre l’ensemble des éléments du projet
- détailler les étapes envisagées pour sa poursuite
- remettre les pièces techniques utiles à son avancée
À ce jour, aucune réponse, aucun retour, aucun échange.
Ce silence interroge, d’autant plus que la municipalité affirme manquer d’informations.
Des associations laissées sans solution
Le 30 avril, de nombreuses associations étaient présentes en conseil municipal. Pourquoi ?
Parce qu’on leur avait promis des solutions d’urgence pour septembre.
La réponse du maire : aucune solution provisoire disponible.
Ce décalage entre les discours tenus en réunion individuelle et les déclarations en conseil municipal pose une question simple :
pourquoi ces contradictions ?
Pendant ce temps, les clubs — HBCMB, ASM Tennis, LAMI Tir à l’arc, SPAD — continuent de subir une situation devenue intenable.
Ce que nous demandons
Aujourd’hui, il ne s’agit plus de communication mais de responsabilité.
Nous demandons :
- une position politique claire
- l’assumption des choix faits par la majorité actuelle
- des solutions concrètes pour les associations
La responsabilité ne peut pas être continuellement renvoyée au mandat précédent.
Notre position reste inchangée
À Mignaloux-Beauvoir, nous portons une vision simple :
les associations sportives méritent mieux que l’attente et les promesses non tenues.
Le projet de halle des sports n’était peut-être pas parfait — nous l’avons toujours reconnu — mais il constituait une réponse réaliste, progressive et immédiatement activable.
Aujourd’hui, il est à l’arrêt. Par choix.
Et pendant ce temps, les besoins, eux, ne disparaissent pas.
Nous n’avons plus le temps d’attendre.
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